Lundi 26 novembre 2007

 

 

Ce matin, au loin, j'ai cru voir tes yeux.
                                                                         Ils étaient moins beaux que les tiens.
                                                             Moins profonds aussi.
                                                                                                            Et pourtant, le temps d'un instant, j'ai cru te voir à mes côtés.

 

 

 

Ton regard malicieux, complice, intensément fidèle à l'amour que tu me portais. Tes yeux d'un vert pur, d'un brun discret, qui me scrutaient à la recherche de tendresse et d'affection. J'ai presque cru les voir, ce matin là. J'ai même presque pu t'entendre me parler. Mais ce n'était pas toi.

 

Ce n'était pas toi que je sentais contre moi, à l'abri du froid, à la recherche d'un sommeil désespérément perdu. Ce n'était pas toi que je caressais du bout des doigts, et que je sentais frémir à chacun de mes gestes. Ce n'était pas toi non plus que je pensais tenir si fort pour ne pas que tu t'en ailles.
 

 

Toi, tu es partie toute seule, sans que j'aie pu faire quoi que ce soit.

  

Tu sais, parfois, je t'imagine avec moi. Comme si tu n'étais jamais partie. Comme si je t'avais emmenée avec moi dans ma nouvelle vie.

Je t'avais pourtant dit de faire attention. Je t'avais dit de ne pas te précipiter. Mais c'était plus fort que toi, j'imagine. Tu aurais pu faire attention, ma puce. Tu aurais pu. Mais je ne t'en veux pas, tu sais.. pas du tout..

 

Je t'imagine parfois sur le canapé, blottie contre moi. On regarde la télé toutes les deux, tu sais comme on faisait dans le lit dans notre chambre, tu te rappelles ? Des émissions qui ne nous intéressaient pas plus que ça, finalement. Mais on était tellement bien, toutes les deux, qu'on avait du mal à décrocher. De caresse en caresse, le sommeil venait plus vite que d'habitude. Et puis tu m'en demandais toujours plus. D'ailleurs, ça m'énervait desfois. Mais je cèdais toujours à tes caprices..

 

 

J'ai peur de t'avoir blessée, ma puce. Je ne voulais pas que tu te sentes trahie. Si seulement tu savais comme je suis désolée de t'avoir imposée une présence ennemie sur ton propre territoire.. Si tu savais à quel point je m'en veux de t'avoir fait ça...  Je pensais faire bien, je pensais que tout allait bien se passer, que notre vie allait se passer comme avant.. Et je te jure que je t'aurai emmenée avec moi dans ma nouvelle vie, je te le promets.

 

 

  Si seulement j'avais su, j'aurai pu éviter tout ça.

 

 

J'aurai pu faire quelque chose. Je n'étais pas assez mure, pas assez mature pour etre totalement à ton écoute. Je n'ai pas su faire attention à tes remarques, à tes sautes d'humeur, à tes cris malheureux...
Si j'avais pu, si tu savais comme j'aurai tout changé. Tu serais restée avec moi, je t'aurai serrée contre moi quand mes parents se seraient disputé. Je t'aurai gardée bien au chaud, et je t'aurai donné tout plein de choses à manger.. Je t'aurai raconté mon nouveau travail, et tu m'aurais consolé toutes les fois ou j'aurai pleuré.
Je t'aurai présenté ma nouvelle vie, et j'aurai tout prévu pour t'emmener avec moi. Tes affaires. Tes émotions. Tes souvenirs. Tu te serais habituée avec moi à vivre ensemble. Et tu sais quoi ? Si tu avais été trop malheureuse, j'aurai meme fait le choix de te ramener à la maison, pour que tu te sentes mieux avec de l'espace et des repères que tu connaitrais déjà.

 

 
J'aurai pu, ma puce, je te jure que j'aurai pu.

 

 

Si seulement je pouvais faire marche arrière, te revoir à nouveau et te sentir contre moi.. J'ai si mal de te savoir loin.
Je ne sais même pas si tu es encore là. Ou si tu es simplement partie ailleurs, voir quelqu'un d'autre.

 

Tu sais, je préfère que tu sois ailleurs, meme si ça me fait mal. Au moins, tu es heureuse, bien nourrie, et aimée.

 

Je t'aurai aimée plus qu'eux, je te connais par coeur.

 

 

Tu me manques, Leeloo, tu me manques énormément... J'aimerais tellement que tu reviennes..

 

 

 

Parfois, je me prends à imaginer que je te découvre dans la rue et que tu viens vers moi, heureuse de me retrouver..
Malheureusement, il me faut rouvrir les yeux et me rendre à l'évidence : tu n'es plus là. Et tu as gardé avec toi une partie de moi-même que je te confie avec tout mon amour...

Par Missmuse - Publié dans : missmuse
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Vendredi 27 juillet 2007

Gouter à l'intimité d'une femme...

 

 

Tomber sur les sous vetements d'une femme, délicatement posés sur le lit dans lequel elle s'est endormie, et se laisser porter par ce qu'ils dégagent.

 

 

Une part d'elle même qu'elle a négligemment laissé posé là, à discrétion de votre regard, et qu'elle vous dévoile avec précaution. Une sorte d'invitation à la découvrir, à l'explorer. Parfois juste un sourire qu'elle vous fait, un souffle de ce qu'elle est, qu'elle se permet d'abandonner le temps d'un instant.

 

Un révélateur. Tout simplement une porte ouverte sur son intimité, un indice sur ce à quoi elle peut réellement ressembler. Un soupçon de sensualité.

 

Et la, votre imaginaire s'emballe. Vous la voyez, devant vous, les seins nu, juste vêtue de ce string qui lui va à merveille. Et puis vous la sentez, près de vous, et vous la voyez faire ce sourire qui vous a toujours fait craquer. Vous imaginez ses mains parcourir votre corps, et ses cuisses se serrer contre vous. Vous prenez plaisir à la dévetir, lentement, pendant qu'elle vous regarde avec tendresse.

  
Vous êtes tout simplement transporté par ce que ce sous vetement dégage. Par ce qu'il évoque pour vous. Ou pour elle.

 

 

 

 

 

Une sensualité qui emane de ce que vous voyez et qui vous enchante. Bientot, vous le tiendrez près de vous, ce simple string, et rien ne pourra plus arrêter les fantasmes de votre imaginaire. Rien, si ce n'est Elle.

 


 

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Vendredi 20 juillet 2007

 

 Ou es-tu... ?

 

Des évènements s'enchainent dans ma vie. Tellement d'évènements qui m'usent, dirigent mes humeurs et mes pensées. Des moments qui occupent sans cesse mes journées et mon esprit.
Des évènements que j'ai besoin d'évacuer, le soir, loin de tout, tendrement assoupie sous ma couette, les yeux rivés sur le plafond, à la recherche d'un sommeil mérité.

 

Des moments que j'avais l'habitude de partager, en silence, avec une présence féline qui a disparu.

 

Un tas de poils chaleureux, à moitié somnolant, recroquevillé sur ma poitrine et attentif au moindre de mes mouvements. Un regard troublant d'humanité, rivé sur moi, et qui ne demande qu'à m'écouter.
Un instant indescriptible, une présence qui me donne tout, à sa manière, qui comprend mes humeurs parfois mieux qu'un homme.

Une démarche de princesse, un corps à faire tomber tous les matous du quartier. Un regard profond. Presqu'un sourire en me voyant rentrer le soir.
Un miaulement timide dans le noir, pour ne pas me surprendre quand elle viendra délicatement se poser sur moi. Une chaleur protectrice.

 

Et maintenant... ?

 

Un vide... Un vide qui prend beaucoup trop de place.

 

 

 

 

Reviens, Leeloo. Tu me manques...  

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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