Mardi 17 juillet 2007

Et dans 20 ans ?

 

Je me demande ce que je penserai, dans 20 ans.

 

 

 

Est-ce qu'en regardant vers mon passé, j'aurai ce sourire béat, satisfaite d'avoir réussi ma vie ? Ou est-ce qu'au contraire j'aurai ce goût amer dans la bouche, nostalgique d'un temps ou ma vie m'appartenait ?

 

J'en vois beaucoup, des nostalgiques. Des gens qui portent sur leurs épaules le poids d'une vie beaucoup trop lourde pour eux. Le poids d'un présent oppressant qui les use peu à peu. Des gens tournés vers leur passé, à la recherche d'un peu de répit, de souvenirs paisibles. Des gens avides d'espoir. Des gens tout simplement perdus.

 

Ils portent en eux un sentiment dévastateur : le sentiment d'avoir échoué. L'impression d'appartenir à une vie qui n'est pas la leur. C'est troublant, pour un homme, de réaliser que sa vie ne lui appartient plus. Réaliser qu'il se laisse porter par un courant presqu'inconnu qu'il ne cherche même plus à contrer. Et puis se tourner vers son passé, et prendre conscience des différences. Se rappeler du temps ou tout était encore jouable, ou la vie lui appartenait. Se remémorer ces moments de doute, ou un seul de ses choix pouvait tout changer. Et prendre plaisir à se laisser porter par des ambitions passées.

 

 

Et puis revenir à la réalité. A une réalité qui ne lui convient pas. A une réalité dans laquelle il se noie.

 

A une réalité qui le tue.

 

 

Et se laisser porter, doucement, vers un avenir incertain. Marcher droit, tant qu'on le peut, et ne pas lever les yeux. Se concentrer sur son travail, sur ses objectifs, aussi moindres soient-ils. Oublier ce sentiment de solitude, cette quête interminable pour une reconnaissance quelconque. 

 

 

Ne plus penser à ce qu'on a été, et se concentrer sur ce qu'on sera.

Oublier ce que l'on pourrait être, et se morfondre à croire à ce qu'on est.

 

Se confondre dans la foule, pour ne pas se faire remarquer. Oublier ses désirs, et privilégier ceux des autres. Se fier à la routine, et ne pas chercher à en sortir. Ne plus se sentir fier de ce que l'on a construit, de ce que l'on est, et continuer à prétendre être heureux. Sourire, quoi qu'il advienne, devant ses amis, ses connaissances, ses collègues, et faire semblant d'y croire. Faire semblant d'être bien, de se sentir à l'aise, de se sentir épanoui.

 

 


Jouer un rôle permanent, et prétendre exister.

 

 

 

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Mardi 10 juillet 2007

 

  

 

Je suis spéciale, je sais.

Mais c'est pour ça qu'on m'aime, n'est-ce pas ?

 

 

 

 

 

ps : le premier qui dit non, il s'en prend une.  

 

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Mardi 10 juillet 2007

 

 

A quoi bon ?

Article ponctué de paroles de Mylène Farmer.

 

Il y a vraiment des moments dans ma vie ou tout un tas de question vient tout foutre en l'air.

 

Je patauge dans une marre de doutes, de regrets et j'essaie tant bien que mal de m'abriter avec un soupçon d'optimisme : mais en vain. Le doute reprend toujours le dessus. A croire qu'il a le monopole spirituel, celui là.

 

Me lever le matin ? Pour quoi faire ? Errer dans la maison, à chercher ce qui pourrait bien tuer l'ennui ? Envoyer des lettres aux entreprises que j'ai déjà relancé 2 fois ? En chercher d'autres ? Et après ?
Chercher des photographes ? Trier parmis les dizaines de mails que je reçois et en trouver un qui saura réellement me captiver ? Et alors ?

 

Poussière vivante, je cherche en vain ma voie lactée
Dans ma tourmente, je n'ai trouvé qu'un mausolée
Et je divague
J'ai peur du vide
Je tourne des pages
Mais ... des pages vides

 

Et puis, dans tout ça, qu'est-ce que je veux, moi ? Quand est-ce que je vais enfin pouvoir me dire "tu réussis ta vie, tu construis quelque chose que tu aimes." ?

 

Poussière errante, je n'ai pas su me diriger
Chaque heure demande pour qui, pour quoi, se redresser
Et je divague
J'ai peur du vide
Pourquoi ces larmes
Dis... à quoi bon vire

 

Je ne connais personne qui puisse réellement me comprendre. Juste un individu avec qui je prends plaisir à parler de tout, de rien, et de moi. Juste ça. Cette parcelle de discussions sincères qui me permettent de garder la tête hors de l'eau.

 

Mais mon Dieu de quoi j'ai l'air
Je sers à rien du tout
Et qui peut dire dans cet enfer
Ce qu'on attend de nous, j'avoue
Ne plus savoir à quoi je sers
Sans doute à rien du tout

 

En fait, c'est simple, tout se résume à ces mots : je suis paumée.

 

Poussière brûlante, la fièvre a eu raison de moi
Je ris sans rire, je vis, je fais n'importe quoi
Et je divague
J'ai peur du vide

 

 

Je tourne des pages
Mais ... des pages vides

 

 


 

Par Missmuse - Publié dans : missmuse
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