Mercredi 4 juillet 2007

 
"La littérature facile"

 

 
 
Il y a des expressions, parfois, qui me font monter sur mes grands chevaux.


Des suites de mots absurdes, assemblés dans une harmonie pour le moins douteuse, qu'une majorité de personnes va se plaire à employer à tout va sans argument ou prise de position valable.

 


Lorsque j'évoque les romans de Marc Lévy, par exemple. Un écrivain que je remercie pour l'humilité et la simplicité avec laquelle il nous plonge dans une atmosphère tendrement familière.

Un écrivain considéré comme "grand public" par un cercle très fermé de pseudo-intellectuels qui considèrent la littérature comme un univers restreint, uniquement composé de phrases complexes et de constructions mintieusement étudiées à la lettre près. Des intellectuels qui ne jurent que par Rousseau, Voltaire, et autres écrivains talentueux qui n'ont plus à faire leur preuves.
 
 
 

Des intellectuels qui se refusent à croire que la littérature puisse être accessible au grand public.

 

 

Leur raisonnement, plutôt vieux jeu, consiste à affirmer qu'un auteur comme Marc Lévy ne peut et ne pourra jamais entrer dans ce qu'ils appellent "la vraie littérature", dans ce cercle fermé qu'ils se plaisent à contempler et à l'intérieur duquel ils se cantonnent jalousement à l'abri du renouveau et du contemporain.
Parce que pour eux, les mots "trop simples", les phrases "trop courtes", et la réalité pour le moins familière des "dialogues asseptisés et bien trop faciles" bannissent de manière pure et simple les romans de notre cher auteur du genre littéraire proprement dit.
Et puis, si tellement de personnes se plaisent à le lire, et se disent le comprendre, c'est qu'il n'est certainement pas digne d'entrer dans cet élite qu'ils se sont créés, nos intellectuels.





Mais ce qu'ils ont peine à comprendre, c'est que ce Levy arrive tant à convaincre, à transporter, à initier un public parfois réticent à ouvrir un livre et à s'y abandonner.





Quand on plonge dans un de ses romans, on partage entièrement la vie des personnages qu'il aime mettre en scène avec beaucoup de familiarité. Une familiarité si bien cisellée qu'on se croirait en plein milieu de l'intrigue, comme témoins d'une vie qui file sous nos yeux.
On pourrait presque le toucher des doigts, Mathias. On pourrait presque la voir partir sous la pluie, Lauren. Et on se surprend à s'imaginer tantôt à Londres, tantôt à Paris, à courir après la femme qu'on aime. Parfois même, on se remémore des scènes qu'on a déjà vécu et que l'auteur nous décrit avec une complicité flagrante.

Chaque page est un pas de plus vers le héros, vers ce personnage qu'on suit depuis le début, qu'on a l'impression de connaitre par coeur, et qu'on se plait à suivre dans le moindre de ses mouvements.

Pour en revenir à nos "moutons", je trouve que classer un auteur dans une catégorie préfaite comme celle citée plus haut est de la pure bêtise, voir pire, de l'ignorance.




Qu'est-ce qu'une littérature facile ? Ce sont deux mots totalement en contradiction.

Parce qu'ils pensent, ces gens là, qu'en deux temps trois mouvements, l'auteur a pondu 300 pages, comme ça ?


Qu'ils aillent écrire quelque chose d'aussi passionnant que ça, et après, on verra.

 
Ca a vraiment le don de me mettre en rogne, ces choses là.




 

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Mercredi 4 juillet 2007

 
 
Il y a des auteurs que j'admire pour leur humilité et leur manière bien spécifique de se rapprocher de nous par leur façon d'écrire. Marc Levy en fait partie.

Voici quelques citations, prises par ci par là à travers ses oeuvres. Des citations qui m'ont touché par leur simplicité.

 

 

 

« Il n’est de pire solitude que celle qu’on éprouve quand on est deux. »

 


                  « Rien n’est impossible, seules les limites de nos esprits définissent certaines choses comme inconcevables. »


 

                                                                           « Il y a ceux qui voient les choses telles quelles sont et qui se demandent pourquoi. Moi je les vois telles qu’elles pourraient être et je me dis pourquoi pas ! »

      

« Pourquoi privilégier ce qui n’existe plus au détriment de tout ce qui est là ? »

                                
                                                 

« Il faut croire que la plus grande inconscience de l’homme, c’est celle de sa propre vie. »



 

« La solitude peut être une forme de compagnie. »

 

« Aimer ce n’est pas renoncer à sa liberté, c’est lui donner un sens. »

           

« Il y a des chagrins d’amour que le temps n’efface pas et qui laissent aux sourires des cicatrices imparfaites. »



 

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Lundi 2 juillet 2007

Gay Pride 2007 - Des valeurs pour le moins contrastées

C'est dans notre capitale française connue de tous que s'est déroulée une fois de plus la Gay Pride, manifestation annuelle représentative de la communauté homosexuelle de France.

Dans une ambiance festive et enjouée, des milliers de personnes ont défilé sur le boulevard saint michel : certains pour revendiquer leurs droits, d'autres pour représenter leurs choix, sans oublier la masse de touristes et de simples spectateurs qui ont souhaité se joindre à eux dans un élan de solidarité, ou peut être simplement par sympathie.

J'étais de ceux la.

C'est incroyable la diversité de cultures, de valeurs et de positions que l'on peut rencontrer lors de cette manifestation. J'aurai tendance à dire : tous unis dans la différence. Ca fait un peu phrase bâteau, slogan surfait et superficiel, mais ça résume bien l'impression générale que j'ai eu au cours de cette après midi riche en couleurs.

J'observais, je cherchais parfois à comprendre ce qui motivait certains à s'afficher dans des tenues ou positions pour le moins personnelles. Et puis je me faisais une raison : après tout, c'était pour eux le moyen de choquer pour mieux faire comprendre, pour mieux mettre à nu leur propre intimité et leurs propres valeurs. Pourquoi pas ?

Certaines orientations médiatiques m'ont pour le moins déplu. Les caméras, braquées sur une horde de transexuels, colorés et déguisés à souhait. D'accord, c'est aussi une partie de la communauté homosexuelle, et c'en est même une grande. Mais le problème, avec les médias, c'est qu'ils se focalisent dessus, sur les plus fous, les plus extrême, et qu'ils jettent leurs images à la figure de leur audimat avec pour seule explication "voici la gay pride 2007".
Comment voulez vous qu'un inconnu à ce milieu puisse se dire "mais il y a des gens comme vous et moi, avec les même valeurs, la même manière de vivre, la même pudeur, parmis la communauté homosexuelle.". C'est ça, qui me dérange le plus. La focalisation des médias sur des valeurs extrêmes qui pousse le grand public à se représenter la classe homosexuelle comme outrageante et complètement différente.

Qu'en est-il des milliers d'homosexuels, juste derrière, qui défilent, eux aussi, mais qui ne sont pas assez "hors norme" pour être représentatif de leur communauté ?

Et puis, autre chose : qu'est-ce qui leur a pris, à tous, de huer le char de l'UMP ? Est-ce que moi je me suis permis de huer le char du Parti Socialiste ? Qu'est-ce que c'est que cette mentalité complètement tordue de l'unité et de la solidarité qui se met à rejetter un char d'un parti politique qui se prend au jeu et défile parmis eux ? Que ce parti ait des idées inverses à leurs idéaux n'est pas une excuse pour le rejetter parce qu'il se permet de défiler à leurs côtés.
Au contraire ! C'est une démarche que je considère comme courageuse pour un parti aussi controversé dans le milieu homosexuel. Et puis, c'est représentatif du peu de personnes qui y adhèrent, alors je ne vois certainement pas pourquoi ils devraient être rejetés.


Alors pour une communauté qui prone des slogans déterminés du genre "à bas la différence, solidarité pour tous ! Respect des idées et des valeurs !", on va dire que ça fait tâche. Ca fait même carrément nul.

Finalement, mise à part ces petits détails, c'est toujours ce mélange des valeurs qui m'attire lors de cette manifestation. Des couleurs à gogo, des classes d'âge complètement mélangées, des slogans idylliste, des gens passionnés et prets à tout pour défendre leurs idéaux...en toute liberté, ce qui n'est pas le cas dans certains pays. (cf Russie)

Je me suis retournée, histoire de scruter l'horizon, et je suis tombée sur ce vieil homme. Il a absolument fallu que je l'immortalise, aussi faible était la qualité de la photo.

 

Pour moi, il est représentatif de ce que j'essaie tant bien que mal d'exprimer dans cet article. Le mélange des valeurs. Un vieil homme, ouvert, parmis cette communauté aux idées jeunes, qui affiche à son cou de manière poussée une énorme croix, et à son bras un bracelet qu'on pourrait difficilement assimiler à un chrétien ou à un croyant quelconque. Bien sur, il y a des exceptions (et ce vieil homme en est une). Mais ce contraste entre le milieu dans lequel il se trouve, et sa croix, qui sous entend des valeurs de sagesse, de dévotion, d'homosexualité interdite et considérée comme un des pires pêchés, ça me passionne.

Toute la symbolique que dégage cette croix, en contraste total avec cette manifestation qu'il se plaisait tellement à regarder : c'est ça qui me fascine. Ce mélange des valeurs. Cette totale liberté de pensée, cette mixité.

 

Et puis, de temps en temps, des coups durs, des petits rappels de la chance que nous avons de pouvoir prôner ainsi nos libertés.

Le rappel furtif à la réalité qui nous entoure.

 

Parce que c'est ça aussi, la Gay Pride. Et qu'on ne pense peut-être pas assez à la chance que l'on a, parfois.

Par Missmuse - Publié dans : missmuse
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